Un élève pas comme les autres - Plume Direct - Maison d'édition numérique associative - Achille Mallarmé

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Un élève pas comme les autres

Auteur : Achille Mallarmé

Publication : 1° février 2020

ISBN : 978-2-9534938-Ro-4.024

Pages : 83

Prix : 3.00 €

Genre : Roman

3,00

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Description

Sanogo Amadou est un petit garçon qui, avant sa naissance eut la malchance de perdre son père. Il vivra avec sa mère mais la perdra à l’âge de 14 ans. Dès son plus jeune âge, il affrontera l’effroyable réalité humaine : la souffrance.

Contrairement à ses amis, Amadou est un élève studieux et consciencieux. Son parcours scolaire sera parsemé de succès à cause de son goût prononcé pour le travail. Il obtiendra son BEPC avant de gagner la France grâce à une bourse d’étude obtenu par son oncle Oumar Dia, président de la République.

Le brillant parcours du petit Amadou est un exemple que l’auteur veut donner à l’ensemble des écoliers de son pays. Dans un pays où la formation des élèves a dégringolé, les élèves sont en manque de repère, déboussolés, et ne voient plus en l’école un moyen de réussite. La violence des élèves, l’inefficacité du système éducatif, le désarroi des enseignants, la tricherie, la corruption, la solidarité africaine … voici autant de thèmes abordés dans ce livre.


Extraits :

Cette année-là, le nombre de candidats à l’entrée au Lycée Municipal de Sigui avait incroyablement triplé. Habituellement le nombre d’élèves qui passaient le test d’entrée avoisinait deux mille candidats. Ceux qui réussissaient le test ne valait que deux cent ; il fallait être un vrai crack, un surdoué pour figurer sur la liste des admis. Les échecs étaient retentissants, les grincements de dents se faisaient fréquents. Mais, les postulants ne se décourageaient jamais.

Le Lycée Municipal de Sigui était réputé pour la qualité de l’enseignement qui y était dispensé. Les pensionnaires de ce lycée passaient pour être les meilleurs élèves du pays. Au cours des différents examens nationaux, la majeure partie des élèves de ce lycée se distinguaient des autres par le nombre de points obtenus. Au Baccalauréat, l’an dernier, 80 % des élèves du lycée ont obtenu la mention très bien.

Mieux, ils avaient tous réussi à leur examen. Les prouesses réalisées par les élèves de l’établissement ont contribué à faire la renommée de ladite école.

Désormais, le lycée Municipal de Sigui était le lycée qui faisait la une de la presse nationale de la Côte d’ivoire. Les journalistes en mal de copie trouvaient matière à satisfaction en ébauchant plusieurs articles sur cette école, lesquels sont aussi laudateurs les uns à la suite des autres.

Demba Koroutoumou, commerçante de friperies au grand marché de Sigui avait entendu parler de ce beau lycée prestigieux. Sa cousine Awa lui parlait de ce lycée lorsqu’elle la rejoignait, durant la fête du Ramadan, à Tiédougou son village natal.

Tiédougou est un village situé dans le Nord du pays. Jadis, ce village s’évanouissait dans une paupérisation effroyable. Il n’y avait point d’électricité, les infrastructures également manquaient. Les habitants de Tiédougou n’avaient jamais goûté aux délices de la modernité. Des années durant, ils avaient fait preuve d’endurance et de dévotion. Tous avaient un seul désir : voir apparaître la modernité avec son corollaire : eau potable, usines, goudrons, électricité, hôpital, télévision…

Le temps semblait s’éterniser et leur désir de modernité se transformait progressivement en consternation.

Mais, l’affliction des habitants de ce village se transformera en joie lorsque viendra à eux Oumar Dia. Cet homme a fait fleurir tant de bonheur dans ce village abandonné.

Les dures privations endurées par les villageois avaient pris fin grâce à lui. La modernité avait enfin atteint le village laissant présager des lendemains heureux. Oumar Dia est le fils d’Awa Keita, cousine de Demba Koroutoumou. Il est né à Tiédougou. Il y avait passé toute son enfance avant de rejoindre la ville de Sigui à l’âge de sept ans pour commencer ses études. Après son succès au CEPE, il intégra le Lycée Municipal de Sigui où il y gravit tous les échelons et obtint, sept années plus tard, son Baccalauréat avec la mention très bien. Il alla, ensuite, en Europe poursuivre ses études avant de revenir dans son pays occuper la fonction de Ministre de l’économie.

Dés sa prise de fonction, il œuvra pour le développement de son village. Une grande partie des ressources financières à sa disposition fut mise à la disposition de son village.

Les travaux d’envergures avaient été entrepris à Tiédougou : ponts, centres commerciaux, C.H.U., cinémas, écoles….

Au bout de dix ans, Tiédougou était devenue une belle cité dotée de toutes les infrastructures modernes.

Lorsqu’Oumar Dia s’y rendait, il était accueilli chaleureusement par les habitants. Les gamins gesticulaient de joie, on jubilait à sa venue.

Awa, sa mère était très respectée. On la remerciait d’avoir mis au monde un digne fils comme Oumar Dia. Sans lui, le village aurait sombré dans l’oubli et la misère.

Les autres femmes du village venaient prendre conseil chez elle. Koroutoumou était très proche d’Awa. Elles avaient grandi ensemble. Awa avait été la première à se lancer dans le négoce de friperies. Elle récupérait des balles de friperies au port de Sigui puis les revendaient aux petits commerçants de la ville.

Peu à peu, elle était parvenue à subvenir aux besoins de sa famille et à scolariser son seul fils Oumar, aujourd’hui ministre. Koroutoumou avait emboité le pas à sa cousine dans ce négoce. Seulement, elle avait eu moins de succès qu’Awa. Mais elle ne se découragea pas pour autant. Son mari était tragiquement mort dans un accident à Sigui, il y avait douze ans de cela.

Ce fut une période difficile pour elle. Elle ne pouvait réprimer ses larmes lorsqu’elle y pensait. Le médecin lui révéla qu’elle était enceinte quelques semaines après la mort de son mari. Elle était heureuse d’apprendre qu’elle attendait un enfant. Cet enfant était pour elle à la fois une consolation et un espoir, elle s’était juré de tout mettre en œuvre pour qu’il devienne un grand type dans ce pays tout comme Oumar Dia.

 

Edité et distribué par la maison d’édition numérique associative Plume Direct

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