Saillamina – Livre II - Plume Direct - Maison d'édition numérique associative - Guy Pier

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Saillamina - Livre II

Auteur : Guy Pier

Publication : 21 décembre 2019

ISBN : 978-2-9534938-Ro-4.022

Pages : 199

Prix : 5.00 €

Genre : Heroic fantasy

Lien vers le Livre I

5,00 0,00

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Description

Ce roman en deux volumes de Guy Pier vous transportera dans un monde d’héroïc fantasy qui séduira tous les amateurs du genre.


Livre I

Maximilien Doucet jeune garçon se réveille, un matin au cœur des territoires connus du Petit peuple parmi les trolls, les Itakas et les Atsinganis. Dans ces contrées fantastiques, les humains sont des personnages vénérés, appelés Heimdarall.

Hudagar III, tyran sanguinaire, seigneur de Saillamina, achète l’enfant au Bantock Kalgard, trafiquant en tous genres.

En compagnie de Nérilla qui veille sur lui et Védor son nouvel ami, Maximilien fuit pour échapper à ses tortionnaires. Les habitants qu’il rencontre au cours de ce périple reconnaissent en lui leur sauveur, il prend la tête de l’armée des opprimés pour les aider à retrouver leur liberté et leur dignité.

Il va vivre une aventure extraordinaire en explorant ces territoires étranges à la recherche du passage mythique entre les deux mondes, seul moyen pour le jeune garçon de retourner chez lui.


Livre II

De retour dans le monde du Petit peuple, Maximilien Doucet, accompagné de ses amis et de sa sœur qui s’est jointe au groupe, va devoir affronter une réalité bien morose. En effet, tous ses partisans ont été écrasés lors de son départ pour sa Bretagne natale.

L’oppression est à son comble sous la dictature du Bantock, mais des poches de résistance existent. Pour s’assurer une victoire sans faille, celui-ci s’est adjoint une alliée de poids, la mère de Nérilla, sorcière aux pouvoirs immenses qui maîtrise une armée de soldats de plomb.

Comment vaincre une telle puissance ? L’intervention de Warthan, le magicien aussi connu sous le nom de Merlin l’enchanteur dans le monde des humains, pourra-t-elle apporter le soutien dont ont besoin tous les pauvres opprimés du pays du Petit peuple ?

Extrait livre II

Chapitre II : Retour au château de Courterai

Maximilien et ses amis retrouvèrent facilement le dolmen et franchirent sans encombre le passage nommé Heldandür. En langue elfique, la traduction de ce terme signifiait : l’abîme. Ils traversèrent les plaines volcaniques de Débras, Maewen s’émerveillait de tout. Elle observait ces paysages lunaires et appréciait les formes et les couleurs que la nature semblait avoir conçues pour l’exaltation des sens. Elle n’avait pas peur, malgré toute cette nouveauté, elle ne ressentait aucune appréhension à quitter sa Bretagne, au contraire, elle posait des questions sur telle ou telle chose et Védor prenait plaisir à la renseigner, il lui expliquait précisément ce qu’elle ne comprenait pas. Le soir, ils campèrent aux pieds des premiers contreforts de la montagne, ils discutèrent, surtout Védor et Maewen et se couchèrent vaincus par la fatigue.

Le lendemain matin, ils se levèrent et déjeunèrent rapidement, la troupe s’engagea sur les pentes neigeuses qui menaient au lieu d’extraction de la galène, il y régnait une intense activité, des soldats surveillaient les ouvriers couverts de suie. Cependant les rares chariots qui quittaient les lieux étaient peu chargés de minerai de plomb. Maximilien jugea plus prudent de rebrousser chemin afin d’éviter l’endroit. Ils perdirent deux heures à rattraper la route qui longeait le versant opposé. Puis là où ils auraient dû traverser des bois et des forêts de sapins, ils ne trouvèrent qu’une vaste étendue de souches, tous les arbres avaient été coupés et les bûcherons avaient évacué ce sol dévasté. Mais un feu ardent brûlait ailleurs, car une fumée âcre assombrissait le ciel. Nérilla en chercha l’origine sans succès.

Alors qu’ils touchaient au but, un détail les frappa, les abords du château de Courterai étaient déserts, la population paraissait s’être évanouie. Tout était à l’abandon, les champs étaient en friche envahis par une végétation anarchique, un peu à l’écart, ils aperçurent les premières maisons bâties sur le remblai au pied de la forteresse, les toits étaient crevés, les portes et les volets battaient au gré des rafales, l’écho répétait les claquements lugubres. Enfin, après avoir contourné une petite colline ils découvrirent le château de Courterai en ruine, son imposante silhouette se découpait en contrejour. Maximilien s’arrêta au sommet d’une butte d’où l’on avait une vue panoramique sur la scène, Nérilla, Védor et Maewen en firent autant. Ensemble, ils contemplaient les vestiges, le cœur serré, écoeurés par le désastre. Un Trollien apparut, il restait au loin et les observait, d’autres villageois étaient cachés parmi les amoncellements de pierre et de charpentes qui subsistaient des anciennes habitations, leurs mouvements imperceptibles les trahissaient. Maximilien se dirigea vers eux paisiblement, ils le reconnurent immédiatement, les regards étaient lourds de reproches et lorsqu’il fût à leur portée ils jetèrent des cailloux afin de le repousser. Maximilien recula, Nérilla tenta à son tour d’approcher du groupe inhospitalier, mais elle dut également s’éloigner.

– Je ne comprends rien à ce sortilège, avoua-t-elle, nous sommes partis deux jours seulement et voilà que le château est tombé, nos alliés se sont éparpillés et personne ne reconnaît le Heimdarall, sans quoi ils ne te chasseraient pas comme un vulgaire voleur.

– Pourtant la situation est simple, déclara Védor, Kalgard a profité de notre absence pour défaire nos troupes.

– Peu importe ! ne tirons pas de conclusions hasardeuses, trancha Maximilien, il faut trouver un témoin qui nous expliquera ce qui s’est passé, allons à Lagorde à la pêche aux renseignements.

Ils entreprirent de descendre le lit du torrent et arrivèrent dans la plaine. Nérilla interrogea un ouvrier qui travaillait aux champs, il relata en peu de mots ce qui était advenu. Nérilla et ses amis apprirent que la bataille finale avait été remportée ici même par Kalgard, l’affrontement avait eu lieu deux ans auparavant, il avait opposé l’armée maléfique du Bantock aux bataillons unis du Petit peuple qu’on appelait les bannis. Les soldats de plomb avaient annihilé toute résistance. Kalgard avait soumis les vaincus. Des tombes creusées par les familles endeuillées s’étalaient disséminées jusqu’à l’horizon. Partout où se posaient les regards, ils apercevaient des sépultures. Après un court moment de recueillement, ils se remirent en route. Ils traversèrent cette étendue où reposaient les milliers de combattants sacrifiés. La mort avait emporté avec elle les raisons de ce gâchis, laissant sur place la désolation. Pour sûr, l’horreur de l’évènement laisserait une tache indélébile dans les livres d’histoire, constituant un témoignage en forme d’avertissement.

Ils avançaient silencieusement gardant pour eux les remords qu’ils éprouvaient. Ils s’arrêtèrent au premier relais qu’ils rencontrèrent, louèrent des pottocks, firent le plein de provisions et prirent la direction de Lagorde, il leur fallut cinq jours à marche forcée pour s’y rendre. L’agglomération était quadrillée par des miliciens en armes, ils occupaient les carrefours et patrouillaient le long des rues, il n’y avait pas un seul endroit sans surveillance. Maximilien et ses amis décidèrent de ne pas s’attarder en ville. Védor questionna un gnome qui conduisait son âne au marché.

– Je cherche une auberge en dehors de Lagorde, lui dit-il.

– Vous en trouverez à une heure d’ici, vers Port de Bafers, répondit le gnome.

Védor ne put s’empêcher d’ajouter :
– Savez-vous ce qu’il est advenu de Warthan le magicien ?
– Il a été capturé, expliqua son interlocuteur à voix basse, et il est détenu depuis deux ans à la forteresse de Pirtgard.
– Et qu’est-il arrivé au Heimdarall ? demanda à son tour Nérilla.
– Ho celui-là ! il nous a abandonnés, il paraît que la honte l’a étouffé et qu’il a trépassé, quoi qu’il en soit personne ne veut plus en entendre parler, que les démons l’emportent.

Maximilien et ses camarades ne réagirent pas au déplaisant commentaire, au contraire ils se sentaient abattus. Ils quittèrent le tumulte de la cité en suivant les indications qu’ils avaient glanées. Non loin de là, ils aperçurent la caravane de Goulgour qui stationnait près d’un point d’eau. Les marchands menaient leurs mules chargées de camelote vers les faubourgs où se tenait une foire. Maximilien et sa troupe s’arrêtèrent à l’abri d’un grand olivier au large tronc et au feuillage fourni qui faisait obstacle aux rayons du soleil. Ils s’assirent au pied de l’arbre. Maximilien était inquiet.

– Warthan est enfermé à Saillamina, dit-il, nous n’avons pas d’autre choix que d’aller le délivrer.

– Ce sera aisé, fanfaronna Védor, nous connaissons bien la forteresse et ses passages secrets. Nous sortirons aussi vite que nous entrerons, déclara-t-il en prenant un air sûr de lui destiné à épater Maewen.

– Soyons prudents, les choses ont peut-être changé, tempéra Maximilien. Prenons garde de ne pas nous jeter dans la gueule du loup ou plutôt du donguin.

– Tu as raison, admit Nérilla, mais nous ne pouvons pas laisser Warthan endurer la captivité dans les geôles humides et pestilentielles qui ont causé la mort de tant de malheureux. C’est un vieil homme, il ne résistera pas longtemps.

– Joignons-nous à la caravane, poursuivit Maximilien, elle aboutit à Saillamina, son terminus, débrouillons nous afin de ne pas attirer l’attention.

 

Edité et distribué par la maison d’édition numérique associative Plume Direct

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