Quatorze jours - Plume Direct - Maison d'édition numérique associative - Chantale Lefèbvre

Derniers messages du forum

Quatorze jours

Auteur : Chantal Lefèbvre

Publication : 6 mai 2014

ISBN : 978-2-9534938-Ro-4.014

Pages : 640

Prix : 5.00 €

Genre : Roman

Partage

Partager sur facebook
Partager sur whatsapp
Partager sur twitter
Partager sur email

5,00

Description

Ce roman québécois est un pur bonheur. Drôle, tendre, instructif il vous entraînera dans une randonnée riche en rebondissements, en connaissance de la nature et de la faune sauvage et … de la nature humaine, en compagnie de l’écrivaine Chantale Lefèbvre.

Jeffrey, le shérif et garde forestier de cette ville bourgade, attend avec impatience, en compagnie de sa garde forestière en chef, l’arrivée des trois frères et sœur Donovan.
Il sait, lui, que cette randonnée de deux semaines dans les terres sauvages ne ressemblera à aucune des précédentes.
Mais comment réagira Sam, la rebelle, l’indomptable, la revêche, toujours en contrôle, quand elle découvrira le plan ourdi par son chef et Leanne, la petite dernière des Donovan ?

Remarques :
– Un lexique et une équivalence des mesures se trouvent en fin d’ouvrage pour une meilleure compréhension des expressions les plus typiques.
– Le tome 2 est ici.

Extrait :

– Salut ma belle. Quelle journée magnifique !

Sam secoua la tête. Toutes les journées étaient magnifiques avec Jeffrey. Peu importait le climat.

– J’en suis ravie pour toi. J’espère que tes amis Donovan seront à l’heure car je devrai partir plus tôt que prévu.

Jeffrey déposa son sac, un air soudain soucieux.

– Dotty ?

Sam secoua de nouveau la tête.

– Pussycat. Nous avons perdu la trace de sa balise voilà environ une dizaine de minutes. Je vais partir en début d’après-midi si rien ne change. La dernière chose que nous voulons est une lynx blessée et désespérée ayant reniflé six victimes potentielles.

– Ce serait plus raisonnable, effectivement. Je garderai donc les invités cette nuit et nous partirons tôt demain matin pour te rejoindre à la cabine.

– Tu les as bien prévenus qu’ils devaient apporter leur sac de couchage ?

– Bien sûr que non. J’espérais faire un Bed-In avec un immense feu de joie afin de partager notre amour commun de la nature…

Sam repoussa Jeffrey qui essayait tant bien que mal de la faire tomber par terre.

– Tu as un sens de l’humour complètement détraqué, Jeffrey. Charlie est une sainte pour t’endurer chaque jour.

– En fait, grâce à nos aventures montagnardes, elle ne m’endure qu’environ la moitié de l’année…

– Ce qui est déjà beaucoup trop, selon moi !

– Jalouse ! Tu sais très bien qu’elle ne pourrait avoir meilleur mari que moi dans la région. Ou dans le monde.

– Tout ce que je sais, c’est que Dieu a eu la brillante idée de ne faire qu’un exemplaire de chaque personne et qu’heureusement, Charlie a hérité de toi !

– Eh bien, tu seras l’heureuse élue pour les quatorze prochains jours ! Quelle veinarde.

– Allez, cesse de flatter ton égo et aide-moi à vérifier notre tracé.

Pendant plus d’une heure, ils vérifièrent les passages, les sentiers et les bornes. Repassant sur chaque endroit pour être certains des repères et des points de ralliement. Sam s’occuperait de la partie escalade et apprentissage du milieu sauvage, tandis que Jeffrey devrait s’occuper de la partie survie en forêt et activités aquatiques. L’un ou l’autre jetait de temps à autre un coup d’œil préoccupé au deuxième écran, espérant chaque fois voir la balise de Pussycat réactivée. Pour chaque fois être un peu plus préoccupés. Toujours pas de trace de la femelle lynx. Ils venaient à peine de ranger leur matériel dans le sac à dos de Sam qu’ils entendirent un véhicule se rapprochant. Nul doute que les visiteurs seraient bientôt à leur porte. La cabine était dans un cul de sac, au fin fond d’une allée bordée de bois. Quiconque se dirigeant vers leur établissement était obligatoirement un visiteur. Les égarés rebroussaient chemin bien avant la cabine. Jeffrey et Sam sortirent donc de la cabine pour accueillir les visiteurs et s’appuyèrent sur le devant du VUS de Sam. Soit les visiteurs avaient une peur maladive de transmettre un quelconque virus par la voie des véhicules, soit ils voulaient garder le véhicule de location aussi brillant qu’un sou neuf. Toujours est-il que le chauffeur stationna le gros véhicule aussi loin du VUS de Sam que possible. Les visiteurs sortirent du véhicule l’un après l’autre, leur sac apparemment lourd sur leur épaule, et se dirigèrent d’un pas décidé vers les deux gardes forestiers. Sam ne put se retenir de murmurer à Jeffrey qui était tout contre elle.

– Super. Les Dalton.

Et Jeffrey espérait sincèrement que son sourire éclatant et ses nombreux signes de la main dissimulaient son fou rire d’où les quatre visiteurs se tenaient. Il ne pouvait qu’admettre que Sam avait raison. Les visiteurs se tenaient dans un ordre tel que les Dalton étaient malheureusement la seule comparaison qui venait à l’esprit.

Je parie qu’Averell Dalton, c’est Garrett Donovan. Portrait tout craché d’un grand intello qui bosse pour une grosse compagnie et reçoit un salaire dans les six chiffres juste pour expliquer les dessins en zigzag à l’écran. Dommage pour Mme Donovan ; elle serait, selon toute vraisemblance, Joe Dalton.

Les Dalton/Donovan, frais et dispos, sourires d’une blancheur éclatante et tous parés de leurs lunettes de soleil Givenchy, s’empressèrent de serrer la main des gardes. « Averell » fit les présentations.

– Bonjour ! Garrett Donovan, mes frères Riley et Cole et ma sœur Leanne.

A l’évidence, les présentations étaient du domaine de Jeffrey et non de Sam. Il s’empressa donc de répondre aux visiteurs.

– Jeffrey Norris, votre guide, garde forestier ainsi que Shérif de cette petite ville. Voici ma coéquipière, qui sera aussi notre garde forestière en chef, Sam Lewis.

Si les visiteurs s’offusquèrent du manque d’enthousiasme de leur garde forestière en chef, rien n’y parut. Mais des lunettes de soleil Givenchy bien noires et bien opaques avaient sûrement l’avantage de cacher plus que les rayons du soleil.

– Vous avez apporté des chapeaux ?

Les quatre visiteurs acquiescèrent, ce qui soulagea Sam. Au moins, elle ou Jeffrey, n’aurait pas à soigner des coups de chaleur sur leurs têtes rougies.

– Bien. Je vous suggère de les garder sur vos têtes et ce, dès maintenant. Avec cette chaleur, il serait fortement déconseillé de vous promener sans chapeau ou casquette. Jeffrey vous expliquera la marche à suivre.

Et elle quitta le groupe pour se diriger vers la cabine, sans plus de préambules.

Jeffrey sourit discrètement. Sam ne perdait jamais de temps en bavardages inutiles. Et, vraisemblablement, cela n’avait pas plu à Garrett Donovan qui avait suivi des yeux Sam.

– Sam n’est pas très bavarde, mais c’est la meilleure garde forestière et guide de la région. Elle connaît les lieux mieux que quiconque. Incluant moi. Par contre, j’éviterais de la provoquer si j’étais vous. Elle a beaucoup d’amis très fidèles dans la montagne…

Si Jeffrey avait une vague idée de qui avait un sens de l’humour dans le groupe, ce lui fut confirmé. Ce n’était ni Garrett ni Cole. Par contre, Leanne et Riley trouvèrent la plaisanterie très drôle.

– Nous ferons sûr de ne pas faire partie de sa liste noire !

– Il pourrait y avoir un léger retard dans la date de départ pour l’expédition. Si tel était le cas, est-ce que vous verriez un inconvénient à partir demain matin plutôt que cet après-midi ? Nous ajouterions une journée supplémentaire à votre forfait.

A l’évidence, Garrett Donovan n’était pas homme à voir ses plans changés. Il retira ses lunettes de soleil et contempla, les yeux plissés, la forêt au loin. Il était aussi évident pour Jeffrey qu’Averell et Sam n’allaient pas s’entendre…

– Pourquoi cela ?

Et la première raison qui vint à l’esprit de Jeffrey fut « pour permettre à Sam de te laisser vivre ». Mais il la ravala et sourit paisiblement à M. Garrett Donovan.

– Parce que nous avons eu des informations à l’effet qu’un des animaux dont nous avons la trace pourrait avoir disparu ou avoir été blessé. Si c’est le cas, nous devons prendre des précautions et nous assurer qu’il n’y aura aucun danger pour quiconque s’aventurerait dans les montagnes.

– Et en quoi cela nous affecterait-il ? Après tout, nous avons payé pour avoir un guide et des gardes forestiers justement pour assurer notre protection…

Alors là, pas question de laisser passer une telle arrogance. Jeffrey était même sur l’impression que les trois autres membres de la famille ne suivaient pas nécessairement le même raisonnement, à en juger par les regards furtifs qu’ils jetaient à leur frère.

– M. Donovan, en admettant que nous partions comme prévu cet après-midi en faisant fi des indications de danger potentiel, je peux vous assurer que ni Sam ni moi ne serions en mesure de vous protéger tous contre une femelle lynx blessée en cavale. Même avec la meilleure arme. Ce qui, de toute façon, est contre le principe fondamental d’un garde forestier. Si vous voulez dépenser votre argent à vous promener sur vingt pieds carrés de boisé surveillé, nous pouvons vous y conduire dès maintenant.

Edité et distribué par la maison d’édition numérique associative Plume Direct

Avis

Il n'y pas encore d'avis.

Seulement les clients connectés ayant acheté ce produit peuvent laisser un avis.