Plus vite que le vent - Plume Direct - Maison d'édition numérique associative - Vero-Lyse Marcq

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Plus vite que le vent

Auteur : Vero-Lyse Marcq

Publication : 9 mars 2019

ISBN : 978-2-9534938-N-2.116

Pages : 13

Prix : 1.00 €

Genre : Nouvelles – Fictions

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1,00

Description

À la recherche de la mascotte du lycée, Joana s’introduit en douce chez ses voisins et tombe sur un jeune homme qu’elle n’a jamais vu auparavant.


Extrait :

En sortant mon chien ce soir-là, j’assistai à un phénomène incroyable : celui d’un enlèvement, directement sous mes yeux. Un membre inerte dépassait de ce tapis aux motifs géométriques, et je devinai sans peine à qui il appartenait.

Deux jours plus tard, comme mes charmantes voisines, je fus convoquée dans le bureau de la personne en charge de l’enquête. Ces deux pimbêches avaient l’air pathétique, et un teint blafard sous leur maquillage. Elles pâlirent encore lorsque la question tomba :

— Où étiez-vous, Fanny et Sara, avant-hier soir aux environs de vingt et une heures, l’heure du crime ?

— En ma compagnie, répondis-je à leur place. Nous avions projeté une promenade avec mon chien, toutes ensemble. Il faisait bon. Donc voilà…

Notre proviseur, présent lui aussi à cet entretien, ne parvint pas à masquer sa surprise, sachant parfaitement combien une telle alliance était improbable. Pensez donc ! Deux filles à papa en compagnie d’une punkette.

— Mesdemoiselles, vous confirmez ?

Toutes deux acquiescèrent d’un signe de tête. Puis Sara prit la parole :

— C’est exact, on a promené Pouffy ensemble.

En retournant en classe, je leur rappelai un élément essentiel :

— Mon fox, c’est Snoopy. Pouffy, c’est un nom que portent les chiens à pouffiasses, comme vous.

Sara et Fanny ne répondirent pas à cette insulte. Mon alibi les arrangeait. Mêmes blondes, ces filles n’étaient pas si stupides. Elles ne m’embêtèrent plus de toute la fin du trimestre, elles avaient compris que je les tenais.

Quelques jours plus tard, une occasion se profila, je n’allai pas la louper : la météo était propice et les frangines oubliaient régulièrement de fermer les fenêtres de leur chambre donnant à l’arrière de la demeure, au premier étage.

Je pris donc l’échelle que mon père laissait traîner dans notre jardin depuis le nettoyage des gouttières au printemps, et allai fourrer mon nez au domicile voisin. J’étais prête à justifier mon intrusion grâce à ce gant de cuir, glissé à ma main droite et qui servirait mon alibi.

Il n’y avait personne dans la première chambre, impeccablement rangée. Je ne m’y attardai pas… De toute manière, l’endroit idéal pour planquer ce que je cherchais, c’était le dressing. Hélas, je fis chou blanc. J’allai donc dans les autres pièces à l’étage, mais rien là non plus.

Il fallait que je trouve, et vite… Le temps pressait.

La cave ! Pourquoi n’y avais-je pas pensé tout de suite ?

Ce n’est pourtant pas la kidnappée que je trouvai en bas des marches, mais un jeune homme que je rencontrai pour la première fois. Il me fixait en ouvrant des yeux marron, tout ronds, étonnés.

— Salut… j’ai perdu ma balle de base-ball. Elle est passée par la fenêtre. J’habite à côté. C’est ta chambre ici ?

En m’approchant, je vis qu’il louchait un peu, et sa bouche se déforma étrangement

 

Edité et distribué par la maison d’édition numérique associative Plume Direct

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