Et tout ce qui s’ensuit - Plume Direct - Maison d'édition numérique associative - Chantale Lefèbvre

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Et tout ce qui s'ensuit

Auteur : Chantale Lefèbvre

Publication : 2 février 2019

ISBN : 978-2-9534938-Ro-4.018

Pages : 342

Prix : 5.00 €

Genre : Roman

5,00

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Description

Le contrôle, la planification et la discipline sont des aspects de la vie très importants pour Sam Lewis. Presqu’autant que son métier.
Elle est garde-forestière. Elle sillonne les kilomètres de forêt chaque jour, en compagnie de son meilleur ami, mentor, collègue et shérif à ses heures, Jeffrey Norris, qui, lui, est nettement moins à cheval que Sam sur ces aspects-là.

Mais voilà, tout semble avoir basculé dans un monde totalement différent depuis sa rencontre avec les Donovan.
Si Jeffrey n’a aucun mal à s’adapter, il en est tout autrement pour Sam.

La suite des péripéties de “Quatorze Jours“ vous entraînera dans un monde où les remises en question, le doute et les retours à la case départ côtoient joyeusement les rencontres fortuites, les petits bonheurs de la vie et les amitiés improbables.

Mais ça, ce n’est rien de nouveau pour Sam et Jeffrey.

 

Extrait :

LE BARRAGE

Les pattes de la femelle ours foulaient le sol, suivies de très près par ses deux oursons. Puis, derrière le trio de tête, deux mâles et une autre femelle les talonnaient. Ils couraient, déjà bien loin de leur territoire habituel. Une petite meute de loups fermait l’étrange procession, plusieurs centaines de pieds derrière. Et aucune de ces bêtes ne pourchassait l’autre. Leurs yeux hagards et leur souffle court indiquaient plutôt qu’ils fuyaient quelque chose. Ou quelqu’un. Les bêtes avaient traversé le territoire des chats sauvages, le territoire le plus à l’ouest et aussi le plus élevé, depuis un bon moment lorsqu’une autre procession inhabituelle fit son entrée chez les félins ; un troupeau d’orignaux avec, à leur tête, Gus, l’aîné des Cervidés du territoire, toute catégorie confondue. Il était déjà assez surprenant de voir les ours et les loups s’aventurer dans un territoire qui leur était peu familier, cela l’était encore plus de voir les orignaux, normalement très prudents, s’y aventurer également. Il y avait définitivement quelque chose qui ne tournait pas rond. Mais en pleine noirceur et aussi tard la nuit, personne n’aurait tenté d’y changer quoi que ce soit. Pas même deux garde-forestiers très expérimentés. Si, bien entendu, ils avaient été témoins de l’incident.

Sam se réveilla, aux abois. Elle repoussa les couvertures et se dirigea d’un pas rapide vers la fenêtre qu’elle ouvrit aussitôt, épiant chaque recoin de boisé derrière le refuge, écoutant attentivement chaque petit son qui lui parvenait aux oreilles. Un cri perçant l’avait réveillée. Puis elle sursauta lorsqu’on cogna à sa porte.

– Sam…? Jeffrey. Elle n’avait apparemment pas été la seule à être réveillée par le cri.

– Donne-moi une seconde, Jeffrey. Elle passa un t-shirt par-dessus sa camisole et enfila les shorts qui traînaient sur le lit. Puis ouvrit la porte. Elle haussa les sourcils à la vue de Charlene et Riley, se tenant derrière Jeffrey. Mais ne dit mot. Il y avait plus urgent. – Donc j’en déduis que tu as entendu le cri toi aussi… Jeffrey hocha la tête, visiblement inquiet.– Ça venait du territoire des félins. – Je crois aussi. Il y a quelque chose d’anormal. A cette heure-ci, nous devrions entendre les oiseaux, les écureuils et les cerfs. C’est le silence plat. – C’est à croire que tous les animaux ont fui… Tu es certaine de ne pas avoir mis trop de gel douche sur ton éponge ??? Jeffrey avait beau jouer la carte de l’humour, personne ne fut dupe. Le pli qui creusait son front ne mentait pas. Sam lui sourit discrètement. Peut- être que Jeffrey avait effectivement mis le doigt sur le bobo. Le territoire des félins était, incidemment, le plus élevé de trois territoires. Sam lui jeta un coup d’œil puis sortit sans un mot de la chambre, prise d’une inspiration soudaine, passant devant Charlene et Riley. Charlene, inquiète, s’informa silencieusement auprès de son mari, mais celui-ci ne put qu’hausser les épaules, ignorant la raison de la sortie rapide de Sam. – Jeffrey, qu’est-ce qui se passe? Riley sentait l’inquiétude suinter par tous les pores de peau de Sam. Il n’aimait pas ça. Sam avait une intuition hyper développée. Bon, d’accord, une sortie rapide et silencieuse ne voulait pas nécessairement dire qu’il y avait quelque chose de louche, mais Riley était persuadé que c’était le cas cette fois-ci. Sam agrippa la radio portative qu’elle avait laissé sur le comptoir et changea de fréquence.

– Ici Sam Lewis, du refuge montagnard 25. Est-ce qu’il y a une équipe de l’hélicoptère de sauvetage du secteur Pine Peaks à l’écoute ?Le soulagement de Sam fut évident lorsqu’une voix masculine lui répondit. Elle se permit même un sourire furtif.

– Salut Sam. C’est Kurt. Qu’est-ce qui se passe ? Kurt… Kurt… Le prénom et la voix étaient familiers à Riley mais il n’aurait pas su dire pourquoi. – Salut Kurt. Est-ce que l’hélicoptère de sauvetage est passé au-dessus de notre secteur dans les dernières heures ? – Non, pas à ma connaissance. Pourquoi ? – La forêt est d’un calme plat… C’est étrange. J’ai un mauvais pressentiment. – Il n’y a rien de particulier, mais si tu veux, nous étions sur le point de faire un survol de routine. Nous jetterons un coup d’œil. – Ce serait très apprécié. Je vais laisser ma radio sur votre fréquence. Merci. – Pas de quoi. Au fait… j’ai entendu dire que tu avais mis le grappin sur un des beaux mâles qui ont escorté Scott à l’hélicoptère l’autre fois… Toutes mes félicitations ! Sam tourna un regard accusateur vers Jeffrey qu’elle savait délateur. Il était le seul à avoir parlé à Kurt depuis l’incident de Scott. Puis elle haussa les sourcils devant l’air pompeux qu’avait pris Riley. Mais qu’est-ce qui pouvait bien manquer dans la vie de ces deux gars-là pour qu’ils fassent tout un plat de sa vie amoureuse ??? Et il était totalement inutile d’accorder l’ombre d’un regard à Charlene. Elle devait se pâmer de rire dans son coin… Sam soupira, sans même essayer d’être discrète cette fois-ci, et répondit à Kurt. – Aucune idée de qui tu veux parler, Kurt. Le seul beau mâle que j’ai vu récemment était un cougar et il ne semblait pas intéressé à ce que je fasse autre chose que l’identifier… L’écho d’un fou rire résonna dans la radio.

– Je prends pour acquis qu’il y a des oreilles attentives près de toi… – Bien entendu. – Ok. Je te reviens s’il y a du nouveau après le survol. – Merci Kurt.

Sam déposa le petit appareil sur le comptoir et pointa son index en alternance vers Riley et Jeffrey. – Pas un mot de cette conversation, vous deux ! Dépensez plutôt vos précieuses secondes à vous préparer car une fois le déjeuner fini, nous retournons en forêt et il est hors de question que je perde mon temps à écouter vos blagues de machos !!!!

Et l’air hautain, elle s’engouffra dans la chambre et claqua la porte. C’était peut-être enfantin mais son égo n’avait pas encore atteint son quota d’adrénaline. Mettre le grappin sur un des beaux mâles… Quand même. On se croirait dans une série B de télé réalité… Riley jeta un coup d’œil rapide à la silhouette qui s’en allait vers la chambre puis un autre vers Jeffrey et Charlene. Il souhaitait ardemment garder Sam de son côté alors peut-être qu’un petit sermon ne ferait pas de tort.

– Est-ce que vous pensez vraiment que vos manigances m’aident ??? Parce que ce n’est pas le cas. Et puis je suis un grand garçon. Ou plutôt, un beau mâle. Je suis capable de m’organiser tout seul. Charlene poussa un soupir à fendre l’âme.

– Eh bien je n’en suis pas convaincue, Riley. Je te signale que ton sac à dos est encore en haut… Riley eut un soubresaut devant l’audace de Charlene. C’était le genre de propos que tiendrait sa sœur Leanne ou son frère Garrett, mais pas la femme d’un shérif. Et si elle avait raison ?

– Charlene, je ne suis peut-être pas au courant de ce qui est maintenant à la mode dans les relations amoureuses, mais j’étais toute ouïe quand Sam m’a clairement signifié qu’elle voulait prendre son temps… Charlene éclata de rire, sans même prendre la peine de vérifier que Sam n’entendait pas leur conversation, et tapota la main de Riley.

– Riley, Sam peut bien dire ce qu’elle veut, elle reste une femme qui n’a pas eu d’homme dans son lit depuis un bon bout de temps. Jeffrey secoua la tête, une certaine rougeur colorant ses joues. – Je vous attends dehors…

Riley, en proche état de panique, essaya très inutilement de le retenir. Mais le shérif était fermement décidé à esquiver une conversation sur les hauts et les bas de la vie sexuelle de Sam. Riley, impuissant, observa Charlene du coin de l’œil, redoutant la suite.

– Est-ce que je dois aussi te faire un dessin ? Charlene ne s’était pas amusée autant depuis… eh bien, depuis que Leanne lui avait parlé du plan. On lui reprochait souvent sa franchise brutale

Edité et distribué par la maison d’édition numérique associative Plume Direct

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